Voici une petite vidéo de présentation :
http://www.kewego.fr/video/iLyROoafIkqN.html
Bonne découverte !
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COURS
NOTRE-DAME-DES-ANGES
de
Belfort.
Pastorale.
S'ouvrir à Soi, aux Autres, à Dieu...
Participer à la Pastorale,
c'est prendre soin de l'Esprit de notre établissement...
Chapitre
4 : continuation du même sujet : de l’abandon, sa nécessité et ses merveilles.
Comparaison avec l’Eucharistie : Dieu donné et reçu, non dans le sublime et le
lumineux, mais dans l’infirme, la folie, le néant. Dès lors, plus besoin de paroles, car nos paroles ne reflètent que nos idées. Donc plus de paroles, d’imaginations, d’idées mais un engagement
sans hésitation sur la route tracée par Dieu. « L’âme n’a donc plus qu’à recevoir l’éternité divine dans l’écoulement des ombres du temps. […] Dans l’abandon, l’unique règle est le
moment présent. »
Or, dans cet état d’abandon, tout ce qui se passe dans l’âme, dans le corps ou dans les affaires offre une apparence de mort qui ne doit pas étonner : on a d’abord l’impression que tout va de travers ; les sens sont perturbés ! Pourtant, tout conspire au bien. IL faut donc faire preuve de confiance, de foi, de courage, d’assurance, de joie. Il ne faut voir que vie divine dans les travaux et les périls même mortels !
Cet instinct de foi est une joie du bien de Dieu. Il faut de la vigueur ; « il faut tâcher d’avoir habituellement un air et un maintien d’enfant de grâce et de bonne volonté. » « Une âme sainte n’est qu’une âme librement soumise à la volonté divine avec l’aide de la grâce. » Il faut se garder de s’engager dans le labyrinthe des réflexions inquiètes ; il faut sauter par-dessus !
Ce blog a pour objet de communiquer toutes les informations pastorales possibles
à destination de nos jeunes et de leurs familles, et d'apporter des éléments de réflexion pouvant servir aussi à des personnes extérieures à l'établissement, le tout en conformité avec l'Eglise
Catholique, dans sa grande diversité de sensibilités et de charismes...
Bravo et merci à tous ceux qui soutiennent notre modeste action au service de nos jeunes, de leurs familles et de Dieu !
Inlassablement, il nous faut oeuvrer "pour la Gloire de Dieu et le Salut du Monde" !
Paix, Force et Joie à chacune et à chacun d'entre vous !
Chapitre 3 : les dispositions que demande l’état d’abandon, et ses divers
effets.
Il faut
être dégagé :
- de tout ce que l’on sent ;
- de tout ce que l’on fait.
Ainsi, on ne subsiste qu’en Dieu et dans le devoir présent.
Il faut retrancher tout le reste, ne pas se soutenir par ses propres réflexions, ses raisonnements, ses efforts.
Chaque moment nous oblige à chaque vertu. L’âme abandonnée sent l’attrait de faire ce qu’elle fait sans savoir pourquoi.
Ces âmes sont simples, douces, souples et mobiles aux moindres zéphyrs de la volonté divine.
Les sages du Monde ne pouvaient approuver cette perpétuelle instabilité des Apôtres qui les poussait à ne se fixer nulle part.
Dieu devient source de vie, non par idée ou par lumière, mais par effet, par réalité de grâces cachées. Mais l’action de la grâce divine n’est pas connue de l’âme, d’où son sentiment de ruine, de ténèbre. Il n’y a point de remède à cette obscurité : il faut s’y laisser enfoncer. C’est comme un malade qui ignore la vertu du remède ; il n’en perçoit que l’amertume !
Car Dieu se déguise à l’âme, sous diverses apparences (cf. il apparaît à Marie-Madeleine comme un jardinier ; les apôtres le prennent pour un fantôme).
Ainsi, après avoir épuisé tous les moyens de chercher Dieu, l’âme, devant l’inutilité de tous ses efforts, se laissera conduire à Dieu.
Chapitre 2 : manière d’opérer dans
l’état d’abandon et de passiveté, et avant que d’y arriver.
Deux temps contraires l’un à l’autre :
- Quand l’âme vit en Dieu. Elle se donne tous les moyens pour parvenir à l’union à Dieu.
- Quand Dieu vit en l’âme. Celle-ci doit alors totalement s’abandonner à sa Providence. Elle n’a plus rien en propre ; elle n’a plus de chemins tracés. Dieu la laisse sans autre appui que lui seul. Son demeure est dans les ténèbres, l’oubli, l’abandon… mais pas d’inquiétude : elle attend, les yeux tournés vers le Ciel qu’on vienne la sauver. Elle ne sait à quoi elle sert, mais Dieu, lui, le sait.Tout est efficace dans ces âmes solitaires… Cet état ressemble à celui de Jésus, Marie et Joseph.
De Dieu, il faut distinguer :
- Sa Volonté de pure Providence ;
- Sa Volonté Signifiée (cf. St François de Sales).
Ces âmes suivent la Volonté de Pure Providence, qui les rend maîtresses d’elles-mêmes par la soumission habituelle de leur cœur. Elles semblent dégagées de toutes obligations extérieures, elles sont peu utiles aux affaires du monde. Elles ne prévoient rien, paraissent toutes brutes, sans culture ni réflexion. Elles sont innocentes ; tout ce qu’elles font paraît ridicule ou criminel. Hélas ! Ces pauvres âmes en pensent autant à leur désavantage ! Elles sont unies à Dieu par la Foi et par l’Amour, et gémissent sur elles-mêmes.
Jésus est pleinement homme, anéanti, et pleinement Dieu, plein de gloire. Mais ces âmes ne sentent que l’anéantissement ; pas la gloire. Ces âmes d’abandon ne peuvent s’occuper des désirs courants, se lier à certaines personnes, se prescrire certaines méthodes.
Elles ont, comme le Domestique, les yeux sans cesse arrêtés sur le Maître.
Ainsi, ce sont des âmes solitaires et libres, se contentant d’aimer en paix le Dieu qui les possède. Nul retour, ni examen des suites, des causes, des raisons.
Dieu fait route en nous, agit en nous, sous notre apparence. Alors, cette marche est dite :
- Libre, puisque nous décidons d’avancer ;
- Active, puisqu’il s’agit d’un marche réelle ;
- Infuse, puisqu’elle se ferait sans action propre ;
- Mystique, puisque le principe en serait caché.
On doit obéissance à la Volonté de Dieu Signifiée, dans un état commun de vigilance, de prudence, de soins, mais on laisse agir Dieu pour tout le reste, ne réservant pour soi que l’amour et l’obéissance au devoir présent.
Voilà donc la règle, la loi, la méthode, claire, pure, simple.
Ainsi, on y satisfait aux devoirs du Christianisme, on fréquente les Sacrements, on obéit aux supérieurs, on remplit son devoir d’état, on résiste aux mouvements de la chair, ou du démon.